Un casting bienveillant, deux semaines avant le départ
Parfois, les plus belles aventures commencent par une idée un peu folle.
À seulement deux semaines de notre départ pour la Slow Fashion Week de Marseille, nous avons décidé d’organiser un Casting Bienveillant en Normandie. Le principe était simple : aucune limite d’âge, de taille ou de morphologie. Aucun critère physique. Seulement l’envie de tenter l’aventure avec nous et vivre ce rêve commun.
À peine deux jours après l’annonce, la presse avait déjà répondu présente. Télévision, journaux, médias locaux… Tous ont joué le jeu et nous ont aidés à faire circuler l’appel en un temps record. Et ce qui s’est passé ensuite, nous ne l’avions pas imaginé.
Plus de 300 personnes se sont déplacées pour participer au casting et des centaines de candidatures reçues par mail. Plus de 300 personnes, quelques jours seulement après l’annonce, venues avec leurs histoires, leurs personnalités, leurs différences et, parfois, l’envie de faire quelque chose qu’elles n’auraient jamais pensé faire un jour : défiler.
Parce que notre casting n’était justement pas vraiment un casting. Nous n’étions pas là pour choisir qui était assez grand, assez jeune, assez mince ou assez « mode ». Chaque personne inscrite avait sa chance. Cinq personnes seraient tirées au sort et invitées, tous frais payés, à partir avec nous jusqu’à Marseille, pour rejoindre l’équipe et vivre la Slow Fashion Week de l’intérieur. Cinq personnes qui, quelques jours auparavant, ne savaient même pas que cette aventure allait exister.
C’est exactement pour cela que nous organisons des Castings Bienveillants : ouvrir des portes qui semblent habituellement réservées à quelques-uns. Faire du défilé non pas une finalité, mais un prétexte à la rencontre, à la confiance en soi, au dépassement et au partage.
Ces 300 personnes venues en si peu de temps nous ont rappelé quelque chose d’essentiel : lorsqu’on ouvre réellement la porte à tout le monde, les gens ont envie d’entrer. Et parmi elles, cinq sont parties avec nous à plus de 1 000 kilomètres de chez elles. Pas simplement pour défiler. Pour vivre un rêve ensemble et devenir, à leur tour, une partie de cette folle aventure humaine.
Un souvenir gravé à jamais dans nos mémoires.
