AMOUR COLLECTIVE S’EXPOSE À LONDRES !
En juin 2024, Amour Collective posait ses valises à Londres pour une exposition réunissant designers français et britanniques autour des matières recyclées. Une première incursion internationale pour l’Atelier Granvillais, où matières détournées, savoir-faire artisanal et silhouettes singulières ont rencontré un public Londonien particulièrement curieux.
Tout commence par un message reçu sur Instagram. Laure, membre de The Agitators, association londonienne engagée autour du recyclage, propose à Amour Collective de rejoindre une exposition réunissant cinq designers anglais et quatre designers français. Le rendez-vous est pris le 28 juin 2024, au cœur de Londres, pour présenter le travail de l’atelier à un public composé notamment de professionnel.les de la mode et de l’art.
Pour Amour Collective, l’invitation résonne immédiatement. Le projet défend une vision de la création où les matières délaissées changent de statut, où l’existant devient matière à imaginer, et où le geste artisanal conserve toute sa place. Une approche qui fait écho à celle développée depuis Granville : détourner, transformer, assembler et donner une nouvelle valeur à ce qui était destiné à rester dans l’ombre.
TO GRANVILLE, FROM LONDON
Quelques valises, une sélection de pièces et direction Londres. L’exposition prend place à Spitalfields Market, l’un des marchés couverts emblématiques de la capitale britannique.
Dans ce décor londonien, Amour Collective dévoile plusieurs créations issues de ses recherches autour des matières de seconde main : corset réalisé à partir de rideaux, pièces mêlant crochet et cuir, accessoires travaillés à partir de matières existantes, mais aussi plusieurs silhouettes emblématiques de l’univers de la marque.
Et parmi elles, une pièce attire immédiatement les regards : la veste à boutons.
LA VESTE AUX 800 BOUTONS
Noire, spectaculaire, presque sculpturale, la pièce est recouverte de plus de 800 boutons dorés recyclés, cousus un à un à la main. Ici, le bouton n’est plus un simple élément fonctionnel : il devient motif, texture, ornement. Une surface entière se construit par accumulation, jusqu’à transformer la veste en véritable pièce manifeste.
À Londres, son effet est immédiat.
Les visiteurs veulent la voir, la toucher, l’essayer. Lors de l’after-party, les essayages s’enchaînent et la veste circule de silhouette en silhouette. Elle devient presque un objet de curiosité autant qu’une pièce de mode. Cette rencontre directe avec le public londonien donne à la création une nouvelle dimension : celle d’une pièce capable de provoquer le dialogue, de susciter la surprise et de faire naître l’envie.
Et ce qui devait être une exposition devient rapidement bien plus que cela.
UNE RENCONTRE QUI OUVRE DES PORTES
Tout au long de la journée, les échanges se multiplient. Les visiteurs découvrent l’histoire des pièces, leur fabrication et la démarche d’Amour Collective. La barrière de la langue s’efface derrière les vêtements, les matières et les histoires qu’ils racontent.
Puis viennent les rencontres professionnelles : une proposition autour d’une boutique à Londres, des étudiant·es de Central Saint Martins souhaitant participer à un prochain défilé, ainsi qu’une rencontre avec une professionnelle travaillant autour des Fashion Weeks de Londres et de Milan.
Londres n’était pas seulement une destination. C’était la preuve qu’un univers construit loin des grandes capitales de la mode pouvait traverser les frontières sans perdre ce qui fait son identité.
L’AVENTURE LONDONIENNE
Cette exposition marque une étape particulière dans l’histoire d’Amour Collective. Elle montre qu’une création née dans un atelier normand peut trouver sa place dans un contexte international, au milieu d’autres sensibilités, d’autres designers et d’un public venu découvrir de nouvelles manières de penser la mode.
Londres aura été une rencontre avec une scène créative foisonnante, mais aussi avec une nouvelle façon de regarder les pièces d’Amour Collective.
Et la fameuse veste aux boutons n’avait visiblement pas fini de faire parler d’elle.
Quelques semaines plus tard, la même veste quittait Londres pour apparaître sous les projecteurs français, portée par Daphné Bürki lors de l’arrivée de la Flamme Olympique à Paris à l’occasion des Jeux Olympiques de Paris 2024.
Une valise partie de Granville. Une exposition à Londres. Une veste couverte de 800 boutons. Et, quelque part entre les deux, le sentiment qu’une nouvelle page venait de s’ouvrir pour Amour Collective.
